Le bailleur doit respecter les deux conditions données par « Le Code Général des Impôts » pour accéder au Statut de Loueur Meublé Professionnel :
1 - Le bailleur doit être inscrit en tant que tel au registre du commerce.
2 - Les recettes annuelles doivent dépasser 23.000 € net de charges ou alors représenter plus de la moitié des revenus professionnels du foyer fiscal. Ces revenus sont donc imposés dans la catégorie des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux).
La fiscalité est considérée comme exceptionnelle au titre de l'impôt sur le revenu :
Toutes les charges liées à l'acquisition sont déductibles ainsi que tous les intérêts de l'emprunt du revenu global. Le Loueur en Meublé Professionnel peut aussi déduire la totalité des charges réelles.
Exonération de l’ISF :
En tant que bien professionnel, les logements acquis dans le cadre du LMP n’entrent pas dans le calcul de l'ISF (comme tous les outils de travail), à condition que l'investisseur retire plus de la moitié de ses revenus professionnels de cette activité.
Exonération des plus values :
Le LMP (Loueur Meublé Professionnel) devient alors soumis au régime des plus-values dîtes professionnelles. Celles ci sont exonérées d'impôt si l'activité est exercée depuis plus de 5 ans et si les recettes générées par l'activité LMP sont inférieures à 152.500 € par année d’exercice.
Amortissement des biens :
La totalité des biens seront amortis, généralement sur 10 ans pour le mobilier et 20 ans sur le foncier (80 % du foncier, les 20 % restant étant considérés comme le terrain). Ceci est admis par l’administration fiscale.
Allégement des droits de successions :
Les héritiers d'un Loueur Meublé Professionnel bénéficient aussi des mêmes dispositions que celles qui favorisent la transmission d'entreprises.
En cas de déficit d'exploitation, les amortissements sont différés indéfiniment comme pour les entreprises.

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